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Voyage à Churchill pour voir les ours polaires et les aurores boréales

  • Photo du rédacteur: Nico
    Nico
  • 12 nov. 2025
  • 12 min de lecture

Voir les ours polaires à Churchill fait partie de ces expériences qui marquent une vie. On imagine un endroit isolé, glacé, perdu au bout du monde, où l’on vient pour vivre un rêve d’enfant. Pour moi, ce voyage n’était pas forcément un rêve d’origine, mais une opportunité incroyable. Une amie vivant au Québec venait de réussir sa thèse de biologie et m’a proposé de la rejoindre pour aller voir les ours polaires. Et j’ai dit oui, sans hésiter.


Je me suis retrouvé plongé dans un monde où le froid est mordant, où les nuits tombent tôt, où tout tourne autour d’un seul animal. Le genre d’expérience qui te fait sortir de ta routine, qui t’offre une vraie parenthèse, et qui te montre ce que c’est que le Canada du nord, le vrai.


Churchill

Si vous souhaitez rapidement accéder aux différents points de notre article, voici le sommaire :



Voyage à Churchill pour voir les ours polaires : le guide complet


Jour 1 - Arrivée à Winnipeg et valise perdue


Dès mon départ de Marseille, je savais que le trajet serait interminable. Quatre avions, des heures d’attente, un décalage horaire qui te roule dessus. Et pour ne rien arranger, ma valise a été perdue à la 3e correspondance. Quand je suis finalement arrivé à Winnipeg, j’étais épuisé, sans affaires, juste avec mon sac photo et l’envie d’en finir avec cette première partie du voyage.


Mais il y avait aussi un moment très attendu. C’est là, à Winnipeg, que j’ai retrouvé Estelle, une amie que je n’avais pas vue depuis des mois. Elle venait tout juste de réussir sa thèse de biologie au Québec, un énorme accomplissement, et c’est grâce à elle que j’étais là. C’est elle qui m’avait proposé ce voyage pour réaliser son rêve de voir les ours polaires à Churchill. Et j’avais dit oui sans hésiter.


La soirée a été un mélange de fatigue, de discussions, de rires et de démarches pour retrouver ma valise. Winnipeg, la nuit, avait un côté très calme, presque endormi. On a patienté, parlé, et la valise a fini par être livrée vers 1h du matin. Juste à temps pour qu'on puisse dormir quelques heures avant notre vol de six heures du matin vers Churchill.


Le voyage commençait enfin vraiment.


Valise Winnipeg


Jour 2 - Arrivée à Churchill et première immersion


Le matin suivant, on a pris ce petit avion direction Churchill. Un vol court, mais qui te transporte littéralement dans un autre univers. En descendant de l’avion, j’ai reçu un choc thermique. Un froid sec, violent, mordant, comme je n’en avais jamais connu. Les températures tournaient autour de moins huit degrés, mais le ressenti flirtait avec les moins vingt-deux. Et ça se sentait dans chaque recoin du visage.


On nous a expliqué dès notre arrivée quelque chose qui résume parfaitement l’atmosphère du lieu. À Churchill, il peut arriver qu’un ours polaire traverse la ville. Ici, c’est normal. Les habitants sont habitués. Et pour cette raison, toutes les voitures restent ouvertes. Vous pouvez, en cas de rencontre imprévue, vous réfugier dans n’importe quel véhicule stationné. Ça donne tout de suite le ton. Ce n’est pas une ville comme les autres.



Churchill est minuscule. Une rue principale, quelques boutiques, quelques restaurants, et beaucoup de vent. On est arrivés tôt, ce qui nous a laissé toute la journée pour marcher dans cette petite ville isolée, découvrir les fresques, prendre des photos, et surtout discuter. On avait des mois à rattraper. On était encore dans cette phase où tout est nouveau. Le froid, la lumière, l’ambiance, l’impression d’être au bout du monde.


C’était une journée simple, mais essentielle. Une vraie immersion, un moment pour ressentir l’endroit, s’adapter, comprendre que ce voyage allait être différent.



Jour 3 - Excursion Tundra Buggy avec Fifty Eight North


Le jeudi, c’était le grand jour. Celui où l’on montait dans le fameux Tundra Buggy. Un engin gigantesque, haut comme une maison, capable de rouler sur la glace, la boue, l’eau, les rochers. On est une trentaine dedans, mais tout est tellement spacieux que personne ne se gêne. Il y a même une plateforme extérieure pour faire des photos.


Le guide était en t-shirt. Nous on était empaquetés dans des couches, lui se promenait comme s’il faisait quinze degrés. Un ancien militaire apparemment. Il était excellent, passionné, drôle.


Après deux heures de route dans la toundra, on tombe sur nos premiers ours polaires. Le moment où tu vois une tête blanche se lever dans le vent glacial. Une sensation difficile à décrire. Le silence qui tombe dans le buggy. Les regards. Le cœur qui bat plus fort. L’émerveillement pur.



Nous en avons vu vingt dans la journée. Une maman et son petit qui marchaient ensemble. Deux ours qui jouaient ou se battaient, difficile à dire. Certains dormaient, d’autres se rapprochaient un peu. On était figés, fascinés, heureux.


Cette première journée a posé le ton. L’expérience d’une vie.



Jour 4 - Nos propres ours polaires en voiture


Le vendredi, on avait loué un 4x4 pour tenter l’aventure par nous-mêmes. C’est une sensation particulière de conduire dans un endroit où des ours peuvent apparaître n’importe quand. Une excitation de gosse.


On nous avait indiqué une route près d’une grande antenne. En théorie, l’endroit où on a le plus de chances d’en voir. On y a passé deux ou trois heures à tourner, sans succès. On commençait à perdre espoir.


Puis je me suis dit qu’on allait sortir des routes principales et explorer quelques pistes. Avec prudence, mais avec curiosité. Vers treize heures, près du lac Hudson dont les vagues ressemblaient presque à celles de la mer, j’aperçois au loin une voiture arrêtée. Des gens dehors. Des appareils photo levés.


On avance. Deux ours lèvent la tête.



Moment suspendu. Deux ours polaires, à nous seuls, trouvés par hasard, après des heures de recherches. L’excitation nous a submergés. On a passé des heures là, à les observer depuis notre voiture bien chaude. Par moments, ils s’approchaient à une dizaine de mètres. Le genre de scène où tu restes bouche bée, où tu réalises que tu vis quelque chose d’incroyable.


D’autres groupes sont arrivés ensuite. Des guides armés, car eux doivent assurer la sécurité de leurs clients. On sentait qu’on n’était pas vraiment à notre place, mais rien n’était interdit. On avait loué une voiture, on roulait légalement. On avait juste eu beaucoup de chance. Comme dans un safari, mais en version polaire.


Un troisième ours est arrivé plus tard. Une journée parfaite. Inoubliable.



Jour 5 - Journée de blizzard et une soirée magique sous les aurores boréales


Le samedi, on était prêts à repartir pour une nouvelle journée de recherche en voiture. On s’est même dirigés exactement vers le même endroit que la veille, là où on avait vécu cette rencontre incroyable avec les ours. Mais cette fois, la météo avait décidé autre chose. Un blizzard constant soufflait sans arrêt, avec une visibilité réduite et une neige qui filait à l’horizontale. C’était l’un de ces jours où tout devient blanc et où tu as l’impression de rouler dans du coton glacé.



Même les guides spécialisés, ceux qui ont l’habitude de trouver les ours dans toutes les conditions, faisaient des allers-retours sans rien apercevoir. On sentait que c’était une journée compliquée pour tout le monde. De notre côté, on a simplement accepté. On s’est baladés dans les endroits praticables, on a pris un peu de photos malgré le vent qui gelait les doigts en quelques secondes. Pas d’ours ce jour-là, juste la nature qui imposait ses règles.


Et pourtant, la magie est arrivée le soir même.


Après cette journée de blizzard, on est partis dîner assez tôt, vers 18h30. On était en ville, fatigués, repassant la journée dans nos têtes. Je regardais l’application Aurora qui annonçait 7% de chance de voir des aurores boréales. Autant dire aucune. Je n’y croyais pas une seconde, mais elle m’a dit de rester optimiste.


En sortant du restaurant autour de 19h30, on s’est garés sur un petit parking légèrement excentré du centre-ville. On discutait depuis un moment dans la voiture quand j’ai remarqué un nuage étrange, une sorte de voile qui ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu jusque-là.


J’ai sorti mon téléphone. L’écran est devenu tout vert.


Pendant quelques secondes, mes yeux n’y croyaient pas encore. Puis ils se sont adaptés.


Le ciel entier ondulait. Les aurores boréales dansaient juste au-dessus de nous, dans une ville où on ne pensait même pas en voir à cause de la pollution lumineuse. C’était une surprise totale. Un moment suspendu.



On est restés là, bouche bée, à regarder ce spectacle hypnotique. Tout était vert, vibrant, presque irréel. Un rêve que je n’espérais même pas vivre ici. On a profité du moment pendant plus d’une heure, se déplaçant à peine de peur de les voir disparaître.


Ce soir-là, après une journée sans ours et sans visibilité, la nature nous a offert l’un des plus beaux cadeaux du voyage.



Jour 6 - Embarquement pour 44 heures de train à travers le Canada


Le soir du jour 5, juste après la magie des aurores boréales, on s’est dirigés vers la petite gare de Churchill. Une gare qui ne ressemble à rien de ce qu’on connaît en Europe. Une salle modeste, quelques bancs, des voyageurs habillés comme pour une expédition polaire, et ce silence un peu solennel qu’on retrouve dans les lieux isolés.


Puis le train est arrivé. Lentement. Immense. Avec un souffle glacial qui s’est engouffré en même temps que les portes s’ouvraient. Pas de TGV ici. Pas de modernité tapageuse. Un train simple, robuste, pensé pour survivre au froid, avancer dans la neige, et relier Churchill au monde.


On avait choisi la classe « économie plus ». Pas de lit, pas de cabine privée, juste des sièges plus larges que la moyenne, un repose-pieds, et la promesse d’un long voyage. On s’est installés, on a bricolé notre petit setup en glissant ma valise sous nos pieds pour transformer nos sièges en lits improvisés. Une astuce maison, mais qui rendait l’expérience encore plus authentique.


Le train a commencé à rouler dans la nuit noire. On a rejoint le wagon panoramique pour observer dehors, même si on ne distinguait presque rien à cause de l’obscurité. Les vitres reflétaient nos visages fatigués mais excités. On entendait parfois un craquement métallique, le bruit du vent qui fouettait la structure, et les vibrations régulières des rails.



On a mangé un petit quelque chose, puis on s’est réinstallés dans nos sièges. C’était le début d’un long voyage, et pourtant on était déjà dans une ambiance particulière. Pas de stress, pas de précipitation. Juste un train qui avance doucement à travers le nord canadien.


La nuit a été meilleure que prévue. On s’est réveillés plusieurs fois, mais globalement, on a dormi près de huit heures. Assez pour que le lendemain soit vécu comme une vraie journée de voyage, et pas un simple transit.


Jour 7 - Une journée entière dans le train: paysages blancs, rythme lent et moments suspendus


La journée du dimanche a été entièrement dédiée au train. 44h de trajet au total, et pourtant aucun moment ne m’a semblé long. Le matin, on s’est réveillés avec les premières lueurs du jour. On est retournés dans le wagon panoramique pour profiter du paysage.


Et là, c’était incroyable.

Des kilomètres et des kilomètres de forêt boréale recouverte de neige. Des étendues gelées. Des rivières prises sous la glace. Parfois un petit hameau isolé qu’on traverse au ralenti. Parfois rien, juste la nature brute. C’est un Canada que peu de voyageurs voient, un Canada hors du temps.


Le train a ce rythme particulier. Il ne va pas vite, et c’est justement ce qui rend l’expérience presque méditative. Pas de connexion. Pas d’agitation. Juste les craquements des rails, le balancement régulier des wagons, et cette sensation d’être entre deux mondes.


On passait d’un wagon à l’autre. Le wagon repas pour déjeuner et dîner, où les voyageurs souriaient en échangeant quelques mots, tous conscients qu’ils vivaient quelque chose de peu ordinaire. Le wagon panoramique pour rêver les yeux ouverts devant les paysages blancs. Notre wagon pour lire, trier nos photos, discuter de tout et de rien.


On a ri. Beaucoup. On a redéfilé toutes les photos d’ours. On a parlé de la thèse d’Estelle, du voyage, du froid, de la chance que nous avions eue. À certains moments, on se disait simplement qu’on était exactement à notre place.


Ce train est un voyage dans le voyage, une bulle hors du monde. Il t’oblige à ralentir, à regarder, à respirer. Surtout après plusieurs jours intenses dans la toundra, c’est presque une transition douce avant de retrouver la civilisation.



En fin d’après-midi, le paysage changeait lentement. Les forêts laissaient place à des zones plus habitées. On sentait qu’on approchait. Finalement, après 46h de trajet à cause d’un léger retard, le train est arrivé à Winnipeg.


On était fatigués, un peu vaseux, mais étonnamment sereins. On a dîné, on a dormi quelques heures, et le lendemain, j’ai repris mes quatre vols pour Marseille, avec encore quelques heures de retard. Une fin de voyage mouvementée, mais qui n’a rien enlevé à l’expérience.


Dans ma tête, j’étais encore dans le train, à regarder tomber la neige, loin du bruit du reste du monde.



Comment aller à Churchill ?


Aller à Churchill, c’est déjà une aventure en soi. La ville est tellement isolée qu’aucune route ne la relie au reste du Canada. On y arrive uniquement par les airs ou par le train, ce qui fait aussi partie du charme du voyage.


L’avion depuis Winnipeg


La solution la plus simple reste l’avion. Les vols décollent depuis Winnipeg et rejoignent Churchill en un peu moins de 2h. C’est rapide, pratique, et parfait si vous voulez optimiser votre temps sur place.


Pour vérifier les disponibilités et comparer les prix, vous pouvez passer par Expedia, c’est ce qu'on a utilisé pour préparer mon trajet.


Le train avec Via Rail


L’autre option, beaucoup plus lente mais mille fois plus dépaysante, c’est le célèbre train de Via Rail. Deux jours de voyage à travers la forêt boréale, la neige, les plaines, des petits hameaux perdus… C’est une expérience à vivre au moins une fois, presque un voyage dans le voyage.


Si vous avez du temps, je la recommande vraiment.


Vous trouverez les horaires, tarifs et disponibilités directement sur le site officiel de Via Rail.



Où dormir à Churchill ?


On a dormi au Bear Country Inn. Un hôtel simple, rustique, mais qui fait le travail. À Churchill, les hébergements sont rares et assez chers, donc le but est surtout d’avoir un lieu chaud et pratique pour dormir.


Où manger à Churchill ?


Churchill n’a que quelques restaurants, mais on a quand même réussi à très bien manger pendant notre séjour. On en a testé trois, chacun avec sa propre ambiance, et honnêtement on s’est régalés.


Trader Table


C’est le premier restaurant où l’on a mangé. Le midi, le choix est un peu plus limité, mais le soir c’est vraiment très bon. Ambiance simple, portions généreuses et plats réconfortants. Parfait après une journée passée dans le froid à chercher les ours.


Tundra Pub


Un pub chaleureux, idéal pour une soirée tranquille. On y a surtout mangé le soir. Burgers, plats simples, ambiance conviviale, et beaucoup de voyageurs qui viennent se réchauffer autour d’un bon repas. Une valeur sûre à Churchill.


Ptarmigan


C’est de loin notre préféré. On y est retournés deux fois tellement c’était bon. Les plats sont savoureux, bien présentés, et un peu plus “gastronomiques” que dans les autres adresses de la ville. Si vous cherchez un vrai bon dîner à Churchill, c’est ici qu’il faut aller.



Et les autres adresses ?


Churchill est une toute petite ville, donc les options sont limitées. Il existe aussi :

  • le Dancing Bear Restaurant

  • le Lazy Bear Café


Nous ne les avons pas testés, donc difficile de donner un avis. Mais si vous restez plusieurs jours, ce sont deux adresses que vous verrez forcément en vous promenant dans la rue principale.



Quand voir les ours polaires à Churchill ?


La meilleure période pour l’observation des ours polaires se situe généralement entre octobre et novembre. C’est la saison où ils attendent la formation de la glace pour partir chasser le phoque sur la baie d’Hudson.


Ours polaire churchill Canada


Froid et vêtements : ce qu’il faut vraiment prévoir


Le froid n’a rien à voir avec ce que l’on connaît. Même bien équipé, j’ai souvent eu les mains gelées au point d’avoir du mal à les utiliser. Le visage brûle rapidement. Sans protection, les oreilles sont glacées en quelques minutes.


Il faut prévoir des sous-couches chaudes, une doudoune technique, une veste coupe-vent, une chapka, des gants très chauds, et des chaussures adaptées. Les chaufferettes sont un vrai plus.



Peut-on voir les ours polaires sans excursion ?


Oui, c’est possible, mais ce n’est pas garanti.

Nous avons loué un 4x4 et nous avons trouvé trois ours par nous-mêmes. C’était une expérience exceptionnelle, mais il faut rester prudent. Ne jamais sortir de la voiture sans guide armé. Conduire doucement. Toujours garder une distance raisonnable.



Mon bilan


Ce voyage était unique. C’est la première fois que je partais quelque part avec un but précis. Pas pour visiter un pays, pas pour tout voir. Juste pour vivre une expérience, aller à la rencontre d’un animal et d’un univers particulier.


Entre les ours polaires, les aurores boréales, le froid extrême, le train de 44h, c’est un voyage qui restera longtemps dans ma mémoire. Une aventure simple mais puissante. Un vrai voyage d’émotions.



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Ours polaire churchill Canada

1 commentaire

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himanshi verma
23 janv.

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