Belo sur Mer : le paradis de la côte Ouest de Madagascar

18 Oct 2018

Après une nuit très confortable à l'hôtel Kimony, nous déjeunons et partons en direction de Belo sur Mer à bord de notre minibus 4x4. Nous montons avec Lova, notre guide Malgache pour 4 jours. Entre Belo sur Mer et Morondava il n'y a pas énormément de kilomètres mais il faut que vous sachiez quelque chose de vraiment important si vous venez à Madagascar, ne vous attendez pas à des routes confortables. Vous avez un axe principal bétonné et le reste ce sont que des chemins plus ou moins en bon état. Ne soyez pas étonné de faire 10 kilomètres en une heure, c'est l'aventure mais c'est ça le vrai côté de l'île Rouge. Nous voilà donc partis pour 5 heures de route (60 kilomètres).

 

Infos pratiques : pour rejoindre Belo sur Mer depuis Morondava, trois options s'offrent à vous : la pirogue à moteur pour 4 (325 000 Ar - 85 €), le bateau pour 10 (1 000 000 Ar - 260 €) ou le 4x4 (350 000 Ar - 90 €).

Ça secoue dans tous les sens, ça nous fait rire avec Nico. Nous traversons une région à la végétation sèche et aride et nous découvrons de nombreux endroits brulés. La déforestation à Madagascar est également une chose à laquelle vous devez vous attendre lorsque vous viendrez visiter ce pays. Elle est importante pour les Malgaches car elle leur permet trois activités : la culture sur brûlis (terre plus riche donc plus de récoltes), l'exploitation forestière (la vente de bois) et la production de charbon de bois.

 

 

Après trois heures de route, nous passons dans un village, ici, au milieu de nulle part. Incroyable, les gens ont le sourire jusqu'aux oreilles en nous voyant, ils nous crient "Salama, Salama !". Ces petits bouts de choux qui jouent avec la terre dans leur bouteille d'eau vide sont vraiment craquants.

 

 

A la rencontre des habitants de Belo sur Mer

 

Malgré les secousses, j'ai quand même réussi à m'endormir entre deux valises. Nous arrivons à Belo sur Mer et nous sommes accueillis par un couple de retraités français vraiment très adorable à l'Ecolodge de Menabe.

 

 

L'endroit est paradisiaque, nous mangeons rapidement afin de pouvoir aller à la rencontre des villageois.

 

Nous longeons le bord de mer jusqu'au village et sur notre chemin nous discutons avec les enfants, nous les regardons faire du cerf-volant ou encore construire leur bateau avec un bout de bâton et un sac plastique. Avec rien ils font tout et c'est ça qui est formidable !

 

 

J'ai quelques jouets pour faire des bulles dans mon sac, je les laisse aux petites filles en échange de quelques coquillages. Elles ont l'air contente de leur nouvelle acquisition.

Lorsque l'on voyage, c'est gentil de notre part de vouloir leur offrir des choses et ça nous fait plaisir mais il est important de ne pas entretenir la mendicité. Je l'ai compris lorsqu'on nous l'a expliqué, de plus en plus d'enfants réclament par exemple des bonbons, de l'argent parfois et cela en devient gênant.

 

 

Nous quittons le bord de mer pour traverser les petites ruelles de ce village lorsque nous tombons nez à nez avec un enfant qui tire, à l'aide d'une ficelle, un bébé dans une cagette. J'aurais voulu emporter cette petite bouille dans mon sac tellement il nous regardait avec insistance, sûrement parce qu'on lui parlait en français.

 

 

Nous rentrons ensuite à l'hôtel pour apprécier le coucher de soleil en sirotant nos cocktails. Nous en profitons pour demander aux propriétaires et à leur employé, Dominique, qui était vraiment adorable, de nous concocter une journée très sympathique pour demain. C'est sans hésitation que nous choisissons une journée typique par son mode de transport et magique par son paysage. Nous passons le reste de la soirée à discuter avec Rotsy et Lova, nos guides malgaches. Ils nous en apprennent davantage sur leur pays et nous passons vraiment un agréable moment en leur compagnie.

 

Rendez-vous sur une île paradisiaque de la côte Ouest

 

Le lendemain matin, nous sommes parmi les premiers à être debout. Nous déjeunons rapidement et partons à la rencontre de notre piroguier, Jean-Chris. C'est grâce au vent que nous allons parcourir ces 18 kilomètres qui nous séparent de cet endroit idyllique car nous montons à bord d'une jolie pirogue à voile. On ne peut pas faire plus typique et c'est ça qui nous plait.

 

La traversée dure deux heures. Deux heures très longues pour moi puisque j'avais le mal de mer. Quelle horreur ! Lorsque j'ai commencé à apercevoir l'île Andravoho j'imaginais que nous en avions pour quelques minutes mais finalement c'était un peu plus long que ça...

 

 

Très contente de poser les pieds sur terre, je préviens Jean-Chris que je vais mieux. Il est vraiment aux petits soins et nous installe une toile pour nous abriter du soleil.

 

Puis il part pêcher au large avec son collègue pendant que nous partons à la découverte cette île paradisiaque. Dans les eaux bleu turquoise qui nous entourent, nous avons fait du snorkeling, grâce aux palmes, masques et tubas que les propriétaires de l'Ecolodge du Menade nous a gentiment prêtés. Mais la mer étant assez agitée, le sable remonte et nous n'avons pas pu vous prendre de jolies photos des quelques poissons que l'on a vus. Nous apprendrons plus tard que nous étions du mauvais côté, les poissons sont plutôt à gauche de l'île lorsque l'on a Belo sur Mer dans le dos.

 

 

On en a aussi profité pour faire voler notre drone pour nous rendre compte de ce paradis vue du ciel !

 

 

Nous décidons de faire une petite sieste à l'ombre avant le retour de Jean Chris. Une heure plus tard, le voilà, sourire jusqu'aux oreilles, content de nous montrer les poissons perroquets qu'il a pêchés. Nous le félicitons et contre toute attente, alors que nous avions nos pique-niques, il vide les poissons, prépare le feu à même le sable et nous les fait griller. Nico, qui n'est pas très poisson dans la vie de tous les jours, remercie Jean Chris pour ce merveilleux moment et lui indique que c'est le meilleur poisson qu'il ait mangé.

 

 

Dans l'après-midi, nous repartons en direction de Belo sur Mer. J'apprécie le retour puisque je n'ai presque pas le mal de mer. Nous discutons avec nos deux piroguiers, ils ne parlent pas très bien français mais on arrive quand même à en savoir un peu plus sur eux et leur famille. C'est notre troisième jour ici et nous apprécions vraiment le contact avec les locaux.

 

Pour terminer notre journée fabuleuse, nous décidons de nous faire masser un peu plus tard dans la soirée avant de profiter, encore une fois, du coucher de soleil suivi d'un plateau de fruits de mer.