Le Canal des Pangalanes

14 Oct 2018

Nous avons rejoint le Canal des Pangalanes en à peu près 5h depuis Andasibe. Après un parcours d'un peu plus de 4h en minibus sur une route confortable, nous laissons notre minibus pour monter dans un bus 4x4.

 

 

Le trajet n'a duré que 30 minutes pour 7 km, de la route bétonnée à l'endroit où nous attendait un bateau. Nous avons encore bien ri ! Ce bout de piste sur lequel nous roulons ne serait pas praticable en France, c'est plus des nids-de-poule c'est des nids d'autruche. Incroyable, ces trous profonds dans lesquels nous nous embarquons... Après cette séance sportive, car il faut vraiment bien s'agripper, nous sommes content de rencontrer Nolah et nous montons rapidement à bord de son bateau.

 

 

Changement de décor dans le Canal des Pangalanes

 

Depuis maintenant 10 jours, nous découvrons un paysage différent à chaque fois que nous changeons d'endroit. La végétation n'a rien à voir avec le parc National d'Andasibe Mantadia dans lequel nous étions ce matin, ni avec la végétation que nous avons pu voir sur la route (arbre du voyageur, bananier, rizière). Nous découvrons ici une forêt littorale de 2200 hectares qui abrite une biodiversité faunistique et floristique tout à fait unique. 80% des 440 espèces végétales de cette forêt est endémique à Madagascar. Nous voyons beaucoup de pandanus, j'aime beaucoup la forme des racines en faisceau pyramidal. Nous admirons un peu tout sans savoir forcément les noms de toutes ces plantes. Une chose est sur c'est qu'il y en a plein que nous voyons pour la première fois.

 

 

Tout le long du Canal des Pangalanes, nous remarquons de nombreux villages. Il y a de la vie même dans les endroits que nous n'imaginions pas ! Les petits se baignent pendant que les mamans font la lessive.

 

Nous arrivons au village d'Andranokoditra et nous logeons durant deux jours chez Nolah et Nini, sa femme. Ils ont un petit garçon qui va à l'école à Ampahantany, un autre village à plus d'une heure de marche que nous visiterons demain. Pour l'heure, nous prenons place dans nos bungalows et nous nous retrouvons à table.

 

 

Nini est en cuisine et prépare vraiment des plats très bons ! Durant 2 jours nous nous sommes régalés.

Pour la douche, c'est la douche au sceau. L'eau n'est pas froide mais Nini peut nous faire chauffer de l'eau si on le souhaite. Les toilettes sont propres et pour la chasse d'eau, on utilise un seau d'eau aussi. Ce n'est vraiment pas dérangeant, c'est sûr que ce n'est pas le confort de la maison mais c'est ça voyager : sortir de sa zone de confort.

C'est un endroit où nous vous conseillons d'aller car il y a seulement 8 bungalows ce qui limite l'invasion de touristes. Nous aimons ce genre de moment où nous nous retrouvons en petit comité avec des locaux.

 

 

Le lendemain, nous nous levons à 5h pour voir les piroguiers partir. À Andranokoditra, d'un côté vous avez le canal des Pangalanes où la population se lave, où les enfants se baignent, puis de l'autre côté vous avez l'océan Indien. C'est notre première rencontre avec cet océan et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a une force impressionnante.  Les pêcheurs se jettent dedans avec leur pirogue et pagaient très vite pour passer la barrière où les vagues sont vraiment fortes.

 

 

Ce moment est émouvant car les voir monter dans leur pirogue qui n'a pas l'air très solide et qui prend l'eau n'est pas vraiment rassurant. Nolah nous explique que les hommes rentrent à 11h ou midi et qu'ils sont tellement épuisés que c'est leur femme qui répare leur filet et qui va vendre leur poisson.

 

Nous déjeunons de succulents beignets préparés par Nini avant d'embarquer à bord d'une pirogue pour traverser le canal. C'est Marlène qui nous accompagne aujourd'hui et nous allons visiter le village d'Andranokoditra.

Sur notre chemin nous passons à Ankanin’ny Nofy, traduit "Nid de rêves". Comme son nom l’indique, il s’agit d’un très bel endroit au milieu d’une réserve appelée Le Palmarium.

Nous payons 5 000 Ar (2 €) à un Malgache pour porter un crocodile, un python et un lémurien. Nico a été plus courageux que moi, je n'ai pris que le lémurien. D'ailleurs ces pattes sont si douces, je ne m'attendais pas à ça.

 

Un peu plus loin, à l'hôtel Jungle Nofy, nous jouons de longues minutes avec les lémuriens. Rares sont les lieux qui permettent encore d’observer des lémuriens sauvages à Madagascar car ils sont victimes de chasse et de déforestation, il faut bien souvent aller dans des parcs nationaux comme celui d'Andasibe. Nous sommes vraiment contents d'en retrouver ici, nous ne nous y attendions pas.

 

 

Puis nous longeons la plage avec Marlène qui nous donne les noms des différents arbres que nous croisons et qui nous explique aussi à quoi ils servent. C'est vraiment très intéressant. Nous passons dans un village avant d'arriver à Andranokoditra.

 

 

Nous avons marché tout le long dans le sable et arrivé au village, nous retrouvons la terre rouge. Le paysage est incroyable ! Nous découvrons l'école qui est fermée puisque c'est encore les vacances puis nous discutons avec les villageois. Nous achetons quelques bananes puis une bouteille d'eau car le soleil commence à cogner.

 

Nous faisons demi-tour et retournons sur la plage à côté du Jungle Nofy. Après une heure de marche, nous retrouvons Yvon, Santatra, Gégé et Patrick, qui ont fait une randonnée beaucoup plus grande que nous ce matin, pour déjeuner. C'est Nini qui nous a concocté des galettes de poisson avec des pâtes au poivron. C'est encore une fois délicieux ! L'après-midi nous nous amusons avec les lémuriens et profitons de la plage.

 

C'est en fin de journée que nous retournons au village d'Andranokoditra. De nombreux enfants jouent dans le village, nous achetons des bracelets aux petites filles et profitons du coucher de soleil.